Circuits Vietnam

Circuits sur-mesure au Vietnam

Découvrez ci-dessous une sélection de circuits au Vietnam, totalement ajustables sur mesure en fonction de vos envies et dates de voyage. Nos itinéraires au Vietnam sont tous effectués sur mesure en relation avec votre conseiller voyage Michel.

Nous proposons des circuits sur mesure et culturels au Vietnam, incluant la découverte des richesses humaines et historiques du pays. Nos circuits au Vietnam peuvent aussi inclure des séjours combinés avec le Cambodge.

Le Vietnam est une destination idéale pour un circuit en famille ou une aventure entre amis.
Dans tous les cas, nous pourrons vous proposer de beaux petits hôtels de charme avec lesquels nous travaillons avec plaisir depuis de longues années !

Est-ce que tu as une région, une ville, un endroit de prédilection? Explique nous pourquoi.

Sans hésiter ce sont les montagnes du Nord qui ont ma préférence, même si j’ai aussi d’autres lieux de résidence comme une île dans le Centre ou encore Saigon dans le Sud.

Cette préférence tient bien sûr à la beauté des paysages mais surtout à la qualité des gens rencontrés, pour la plupart des minorités ethniques avec lesquels j’ai d’authentiques liens d’amitié pour ne pas dire de fraternité (j’ai même hérité d’un nom Yao et suis présenté aux interlocuteurs sous cette identité). Il est vrai que j’y développe beaucoup d’activités d’ordre solidaire (je n’aime pas trop le mot humanitaire un peu trop attrape tout) : installation d’équipements sanitaires dans l’habitat traditionnel, projets de reforestation, formation de professionnels du tourisme chez les minorités (Tay, Yao, Nung et Hmong).

Décris-nous une expérience gravée à jamais ?

Lors d’un repérage sur le Chu Yang Sin, une montagne sacrée des Hauts plateaux où, pour les ethnies Edé, qui sont animistes, l’esprit de la terre vient affronter l’esprit de l’eau pendant la saison des pluies, nous avions marché pendant une journée et franchi deux rivières. Sur les pentes de cette montagne, nous avons croisé une famille Mnong. Le père les oreilles percées et détendues par les boucles pesantes en os de sanglier, en pagne, l’arbalète à la main, la mère et les filles en sarong, hotte dans le dos chargée de racines et de plantes nourricières ou médicinales. Tout le monde s’arrêta, se salua en pensant que cela n’irait pas plus loin. Soudain l’homme, d’une soixantaine d’années (évaluation difficile) nous interpelle : « il me semble que vous êtes Français ». Bien sûr je lui réponds et une longue conversation s’ensuit, plutôt, d’ailleurs un monologue de sa part dans lequel il raconte que dans le passé il avait été en contact avec des « falang », pendant la période coloniale, qu’il avait même été dans les bataillons indigènes. Il me demande une « gauloise », cigarette qui avait disparu sûrement du Vietnam depuis le début des années soixante (nous étions en 92), il se contenta de ce que je lui donnai. Puis vint un moment où chacun devait reprendre sa route. Je précise que nous étions dans l’une des zones les plus reculées du pays à plus d’une demi-journée de marche de la moindre piste praticable en moto. L’homme s’exprimait dans un français parfait, là était la surprise. Il nous invita à passer chez lui au retour de notre repérage, « ma maison est la vôtre » et comme conclusion à notre conversation, en faisant demi tour vers nous il nous dit : « surtout excusez-moi, cela fait si longtemps que je ne l’ai pas pratiqué, j’écorche le français ». Imaginez seulement la scène dans un décor de forêt, au milieu de nulle part, surtout très loin de la Tour Eiffel, des gens sortis d’une photo d’ethnologue sépia, parlant parfaitement notre langue.